Si tu es parent d’un enfant dys, TDAH, autiste ou porteur d’un autre handicap, tu connais cette scène par cœur. Nouvelle année, nouvelle maîtresse, et il faut tout recommencer : réexpliquer le trouble, ce qui aide, ce qu’il faut éviter, en espérant que le message passe avant que les premières difficultés n’arrivent. Un remplaçant débarque en cours d’année ? Rebelote. L’AESH change ? Encore une explication à reformuler.
C’est exactement le problème que j’essaie de résoudre depuis 2020 avec Clic Inclusion, en accompagnant les parents d’enfants atypiques dans la compréhension des troubles et les démarches MDPH. Alors quand je suis tombée sur myHandiQR, une application qui numérise et automatise ce que j’ai toujours conseillé de faire à la main, j’ai eu envie d’en parler en détail.
Le problème que tout parent d’enfant dys ou TDAH connaît
La reconnaissance MDPH pose un cadre administratif : elle ouvre des droits, permet la mise en place d’un PAP, d’un PPS ou l’attribution d’une AESH. Mais elle ne dit pas qui est ton enfant, ni comment l’aider concrètement un mardi matin en classe de CE1.
Entre le premier jour d’école et la fin de l’année, ton enfant croise des dizaines d’adultes différents : le professeur principal, les professeurs de matières, l’AESH quand il y en a une, l’animateur de la cantine, le remplaçant qui arrive sans prévenir, l’entraîneur du club le mercredi. Et l’AESH n’est pas toujours affectée, ou pas sur tous les créneaux. Le remplaçant, lui, n’a souvent aucune information avant de se retrouver face à la classe.
Résultat : soit rien n’est transmis, soit tout repose sur ta capacité, en tant que parent, à répéter les mêmes explications encore et encore, en trouvant à chaque fois les bons mots pour la bonne personne.
myHandiQR : un profil, un QR code, une fiche qui s’adapte au lecteur
Le principe de myHandiQR est simple à comprendre et redoutablement pratique une fois en place.
Tu écris une fois. Tu rédiges le profil de ton enfant : une présentation, ce qui l’aide au quotidien, ce qu’il faut éviter. Tu coches ensuite le ou les handicaps concernés (dyspraxie, TDAH, autisme, dyslexie, etc.).
Tu obtiens un QR code unique. Ce code peut être imprimé chez toi ou reçu déjà prêt à coller : sur un cartable, dans le cahier de liaison, sur une étiquette, une carte à glisser dans un portefeuille.
Chaque interlocuteur scanne et lit une fiche adaptée à son rôle. C’est là que l’outil se distingue vraiment d’un simple PDF envoyé par mail : sous ta présentation, chaque handicap coché peut être cliqué pour obtenir une explication différente selon que la personne qui scanne se présente comme enseignant, AESH, animateur, soignant ou manager. Un enfant de 8 ans et une maîtresse ne reçoivent pas la même définition de la dyspraxie, et c’est précisément ce qui manque à un mémo statique.
Concrètement, sur la fiche de démonstration disponible sur le site, on voit un profil d’enfant fictif, « Léo », 7 ans, avec sa dyspraxie et sa dysorthographie. En cliquant sur le handicap, la personne qui consulte obtient une explication pédagogique si elle se présente comme enseignante, ou une version simplifiée si c’est un camarade de classe qui scanne. C’est cette adaptabilité qui fait la différence entre « expliquer le handicap » et « être vraiment compris ».
Écrire la fiche de son enfant, même quand on connaît encore mal le trouble
C’est le point sur lequel j’ai le plus échangé avec le fondateur de myHandiQR, parce que c’est un frein très concret pour beaucoup de familles. La plupart des parents et des aidants ont du mal à mettre des mots sur un diagnostic tout juste reçu, sur un trouble encore mal compris, ou sur ce qui aide vraiment au quotidien. Ce n’est pas un manque de bonne volonté, c’est un manque de repères : par méconnaissance du trouble, ou parce que sa réalité est simplement complexe à formuler, même à l’écrit.
Je pense que plus la création du profil est simple et accessible, moins il y a de frein à se lancer. C’est pour cela que j’ai suggéré au fondateur d’aller plus loin : qu’au moment où un parent coche un type de handicap, l’outil puisse proposer, grâce à l’IA, des pistes de ce qui aide généralement et de ce qui n’aide pas pour ce trouble, afin que même un parent qui découvre tout juste le sujet puisse rédiger une fiche utile sans se sentir démuni face à la page blanche. Après l’avoir testée: cette aide à l’écriture assistée par IA est aujourd’hui bien en place sur myHandiQR. Concrètement, dès qu’un handicap est coché, des suggestions de pistes d’aide et de points de vigilance sont proposées au parent, à ajuster ensuite avec ses propres mots et sa connaissance de son enfant.
Mais je crois aussi qu’un outil, aussi bien pensé soit-il, ne remplace jamais le fait de vraiment connaître le fonctionnement de son enfant. Comprendre ce que son handicap entraîne au quotidien, ce n’est pas seulement utile pour remplir une fiche : c’est ce qui permet d’adopter pour une éducation bienveillante et constructive, d’ajuster les apprentissages, et d’accompagner sereinement le passage à l’adolescence puis à la vie de jeune adulte.
C’est la raison pour laquelle j’ai créé, en amont de tout mémo, un guide d’observation gratuit pour la dyspraxie, pour aider les parents à reconnaître les signes et à mieux comprendre ce que vit leur enfant, y compris avant tout diagnostic officiel.
👉 Télécharger le guide d’observation gratuit pour la dyspraxie
Pour les familles concernées par d’autres troubles dys ou un TDAH, j’ai construit une version plus complète de cette démarche d’observation, intégrée au Pack Parents Dys Complet présenté plus bas.
Pourquoi cet outil comble un vrai vide
Ce qui m’a convaincue en tant que fondatrice de Clic Inclusion, c’est que myHandiQR ne remplace pas le cadre MDPH, il vient combler ce que ce cadre ne couvre pas :
- La discontinuité humaine. Une notification MDPH ne bouge pas quand l’AESH change d’affectation ou qu’un remplaçant arrive sans préavis. Le QR code, lui, reste identique et accessible à tout moment.
- La rapidité de transmission. Pas besoin de rendez-vous, de réunion en fin d’après-midi ou de retrouver le bon PDF dans une boîte mail : un scan suffit, et la fiche se lit en moins d’une minute.
- La personnalisation par profil de lecteur. C’est la vraie nouveauté : un même trouble peut nécessiter des explications très différentes selon qu’on s’adresse à un enseignant, un animateur périscolaire ou un enfant du même âge.
- La portée au-delà de l’école. Le même principe fonctionne pour un salarié RQTH en entreprise, un aidant familial, ou une carte d’urgence glissée dans un portefeuille en cas de crise d’épilepsie ou de trouble de la communication.
Comment j’imagine l’intégrer dans l’accompagnement des familles
Depuis plusieurs années, je recommande aux parents que j’accompagne de préparer un support écrit à remettre au professeur principal en début d’année, qui se charge ensuite de le transmettre à l’équipe pédagogique et à l’AESH. C’est exactement la logique de myHandiQR, mais avec un avantage supplémentaire : le support n’est plus figé sur papier, il reste modifiable à tout moment sans avoir à réimprimer ou renvoyer quoi que ce soit, et il continue à vivre pendant toute l’année scolaire, y compris quand un nouvel intervenant arrive en cours de route.
Pour les familles qui commencent cette démarche et qui souhaitent d’abord passer par une version papier avant de se lancer dans le numérique, le mémo enseignant gratuit sur mon site constitue une première étape essentielle. Il permet de mettre noir sur blanc les informations importantes à transmettre : ce que l’enfant aimerait que l’on comprenne de lui, ses forces, ses difficultés et les aménagements qui l’aident au quotidien. C’est un modèle simple et pratique pour organiser ses idées et partager les besoins de son enfant, avant la rentrée ou après un diagnostic.
👉 Télécharger le mémo enseignants gratuit
Aller plus loin : comprendre, faire reconnaître, accompagner
Rédiger un mémo, c’est une étape. Mais beaucoup de parents que j’accompagne se posent des questions bien en amont : comment repérer les premiers signes d’un trouble dys ou d’un TDAH, comment monter un dossier MDPH sans se perdre dans les démarches, comment aider son enfant à gagner en autonomie au quotidien. C’est pour répondre à l’ensemble de ce parcours, de la détection jusqu’à l’école, que j’ai construit le Pack Parents Dys Complet, qui réunit un guide d’observation des troubles dys et TDAH, une formation pour monter un dossier MDPH, une méthode pour développer l’autonomie de l’enfant, et un mini-dossier enseignant à remettre en 15 minutes.
👉 Découvrir le Pack Parents Dys Complet
En résumé
myHandiQR répond à un besoin très concret que je vois chez les familles que j’accompagne depuis plusieurs années : transmettre une information fiable sur son enfant, à la bonne personne, au bon moment, sans avoir à tout réexpliquer à chaque nouvelle rencontre. La reconnaissance MDPH donne le cadre administratif ; myHandiQR donne l’outil du quotidien qui agit même quand ce cadre ne suffit plus, entre deux rentrées, entre deux AESH, ou face à un remplaçant qui découvre la classe. Et pour que ce profil soit vraiment utile, rien ne remplace le fait de bien connaître le fonctionnement de son enfant : c’est tout le sens des guides d’observation que je propose en complément.
Si tu veux tester le principe, un aperçu interactif du parcours de scan est disponible directement sur la page d’accueil de myHandiQR. Et si tu veux commencer par mieux comprendre le fonctionnement de ton enfant avant de poser les bases écrites de son profil, mon guide d’observation gratuit pour la dyspraxie est un bon point de départ, avant d’aller, si tu le souhaites, plus loin avec le Pack Parents Dys Complet.
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